
En Irlande, proche des avortoirs, la prière, la lecture des Écritures et le port d’une Bible « pourraient constituer une infraction ». La culture de mort a le vent en poupe dans l’Irlande, ce pays si chrétien s‘il en fut… et si apostat aujourd’hui.
Interdiction de prier ou lire la Bible proche d’un avortoir
Récemment, un pasteur protestant retraité, Clive Johnston, a été condamné en Irlande du Nord pour avoir défendu la vie en rappelant la loi naturelle, se basant sur l’Évangile, proche d’un centre d’avortement.
M. Johnston, soutenu par l’Institut chrétien qui rapporte les faits, a organisé l’an dernier un office religieux en plein air aux abords de la zone tampon autour de l’hôpital Causeway de Coleraine.
« Ses actions, souligne l’Institut chrétien, – prêcher « Car Dieu a tant aimé le monde » près d’une grande croix à l’intérieur de la zone – ont été jugées « imprudentes » quant à leur influence potentielle sur les personnes souhaitant recourir aux services d’avortement de l’hôpital. Il n’a fait aucune mention de l’avortement et aucune banderole ni pancarte n’était déployée.
S’exprimant à la sortie du tribunal après sa condamnation, ce grand-père de sept enfants a déclaré :
« Ce jugement crée un précédent profondément inquiétant. Je ne protestais pas contre l’avortement. Je prêchais pacifiquement l’Évangile, je lisais la Bible et j’indiquais aux gens l’espoir que l’on trouve en Jésus-Christ. »
« Si cette condamnation est maintenue, cela signifiera que le témoignage chrétien fondamental et les expressions publiques de la foi peuvent être criminalisés simplement parce qu’ils ont lieu au « mauvais » endroit. »
« Cela devrait inquiéter toute personne attachée à la liberté de religion et à la liberté d’expression, quelles que soient ses opinions sur l’avortement. »
La prière proche d’un avortoir pourrait influencer, causer de la détresse ou gêner les femmes qui viennent avorter
Selon le chef de la police locale Jon Boutcher, la législation irlandaise pourrait, auprès des avortoirs considérés des zones d’accès sécurisés, considérer la prière, la lecture des Écritures et le port d’une Bible comme « une infraction » car, explique-t-il, « lorsque cela se produit dans une zone d’accès sécurisé, la légalité de cette activité dépendra de sa capacité à influencer, à causer de la détresse ou à gêner une personne protégée se trouvant à proximité ».
Ainsi, même si le prêtre ou le pasteur venait pour prier avec un patient qui le lui avait demandé, « si une telle activité a lieu dans une zone d’accès sécurisé et qu’une personne raisonnable la considérerait comme susceptible d’influencer ou de perturber indirectement une personne protégée, une infraction peut être commise, indépendamment du caractère consensuel de l’activité entre le membre du clergé et son patient ».
En clair, les malades désireux de prier avec un « visiteur pastoral » se verraient privés de ce secours s’ils se trouvent dans un hôpital qui pratique également les avortements, et cela au nom finalement d’un droit à donner la mort à l’innocent sans état d‘âme, ni possibilité de réveiller la conscience de la mère.
Empêcher les femmes qui viennent avorter de garder leur enfant
Jon Boutcher a également déclaré à l’Institut chrétien qui vient en aide au pasteur Clive Johnston que le fait de porter une Bible « dans les espaces publics des hôpitaux » ou d’assurer un ministère pastoral « dans les services ou sur le terrain de l’hôpital » pourrait également être illégal en vertu de la loi.
L’objectif de cette législation est donc bien d’empêcher que les femmes qui viennent avorter soient influencées et décident de garder leur enfant. Mais il est un autre but, plus caché et plus profond : favoriser l’antichristianisme, la perte de la Foi, la dissolution de la loi naturelle divine, dans ce pays d’Irlande autrefois si chrétien.
Corruptio Optimi Pessima : « La corruption des meilleurs est la pire. »
Francesca de Villasmundo





