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Italie : l’éducation sexuelle est interdite sans l'accord des parents
Italie : l’éducation sexuelle est interdite sans l’accord des parents

En Italie, une nouvelle loi a été votée sur le consentement parental : l’éducation sexuelle est interdite dans les écoles primaires et n’est dispensée qu’avec leur consentement dans les collèges et lycées.

La politique pro-famille et anti-woke de Giorgia Meloni

Giorgia Meloni, Présidente du Conseil italien, équivalent du Premier ministre en France, n’a certainement pas rempli toutes ses promesses de campagnes, notamment en matière d’immigration, s’est top alignée sur les Etats-Unis et l’Otan en matière de politique internationale, mais indubitablement sa politique pro-famille et anti-woke porte des fruits pour le plus grand avantage des enfants italiens et de la culture chrétienne du pays.

Après des mois de débats politiques et de discussions publiques, le Sénat italien a donné son approbation finale, le 12 juin dernier, à une nouvelle loi exigeant le consentement éclairé pour certaines activités scolaires liées à l’éducation affective et sexuelle.

La mesure, proposée par le ministère de l’Éducation et du Mérite, avait déjà été approuvée par la Chambre (équivalent de l’Assemblée nationale) et est devenue loi grâce au vote favorable de la majorité. Avec 78 voix pour et 38 contre, la mesure est entrée en vigueur.

Appelée loi sur le « consentement préalable éclairé » pour l’éducation sexuelle et affective dans les écoles, elle concerne les collèges et lycées et introduit de nouvelles règles pour l’organisation d’activités extrascolaires abordant des sujets liés à l’éducation émotionnelle et sexuelle et aux questions d’identité personnelle. Elle redéfinit les limites entre l’autonomie des établissements scolaires, le rôle des familles et le contenu des programmes éducatifs.

La loi sur le « consentement préalable éclairé » pour l’éducation sexuelle et affective dans les écoles est votée

Le ministère de l’Éducation et du Mérite a apporté un soutien sans faille à cette mesure, la présentant comme un outil pour renforcer le rôle éducatif des familles et protéger les mineurs des contenus jugés inappropriés. La majorité parlementaire a partagé cet avis, considérant la loi comme un gage de transparence et d’équilibre entre les écoles et les parents. Parallèlement, ces modifications réglementaires s’inscrivent dans le cadre du principe constitutionnel italien qui confère aux parents la responsabilité première de l’éducation de leurs enfants.

Plus précisément, la loi récemment adoptée introduit un principe fondamental : le consentement écrit préalable, exigé des familles ou des élèves majeurs, pour toutes les activités scolaires (y compris extrascolaires) abordant des sujets liés à la sexualité, à l’affectivité et, selon l’interprétation plus large du texte, à l’identité de genre.

Le principal changement est que, pour les élèves de moins de 18 ans, une autorisation parentale écrite sera requise avant leur participation aux activités. Pour les élèves de plus de 18 ans, l’autorisation sera donnée directement par les élèves concernés. La demande doit être communiquée aux familles au moins sept jours à l’avance. Les écoles devront également fournir à l’avance des informations sur le contenu prévu, les objectifs pédagogiques, le matériel utilisé et la présence de parties externes impliquées dans les programmes.

Les dispositions relatives aux niveaux scolaires inférieurs sont plus restrictives

Toute personne qui ne participe pas à l’activité prévue devra être inscrite à des cours alternatifs organisés par l’école. Le texte prévoit également qu’au moins un enseignant de l’institut soit présent lors des activités avec des mineurs.

Les dispositions relatives aux niveaux scolaires inférieurs sont plus restrictives. C’est l’une des dispositions les plus contraignantes de la nouvelle loi, qui a alimenté et alimente encore le conflit politique entre le gouvernement et l’opposition : une interdiction formelle et obligatoire a été instaurée dans les écoles maternelles et primaires : les projets, ateliers et activités pédagogiques spécifiques sur l’éducation sexuelle ou affective sont interdits.

Le gouvernement présente cette mesure comme un outil visant à renforcer l’implication des familles dans les programmes éducatifs plus sensibles et à garantir une plus grande transparence du contenu offert aux élèves.

L’opposition de gauche a exprimé évidemment son hostilité à ses mesures de bon sens dans la protection des enfants vis-à-vis de contenus trop souvent à la limite du pornographique et idéologiquement arc-en-ciel.

La réforme instaure un modèle plus respectueux de l’autorité parentale

Le débat, qui a accompagné l’ensemble du processus d’élaboration de cette mesure, se déplace maintenant vers les écoles, qui sont tenues de mettre en œuvre concrètement les nouvelles règles dès les prochaines formations.

En conclusion, la réforme en question est assurément destinée à modifier les relations école-famille. Elle instaure un modèle plus respectueux de l’autorité parentale : les établissements scolaires peuvent proposer, mais les familles devront explicitement approuver, toute intervention éducative sur la sexualité et l’affectivité au collège et au lycée. Et, en interdisant de tels cours à l’école maternelle et primaire, elle protège l’innocence des enfants.

À quand en France une telle loi protectrice ? For sure pas sous Macron régnant !

Francesca de Villasmundo

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