L’ONG Sea Watch
L’ONG Sea Watch

Des migrants, pas des rescapés : les images pises par Frontex dénoncent fermement l’ONG Sea Watch et ses rendez-vous en mer avec les passeurs pour le transfert de passagers.

« Le rendez-vous de la honte »

Avec le beau temps et l’été, les transferts de clandestins via des ONG humanitaristes, d’une rive à l’autre de la Méditerranée, recommencent de plus belle. Frontex a filmé le pacte entre trafiquants et l’ONG Sea Watch : ils se côtoient en pleine mer pour le transbordement de passagers… Comme le note le quotidien italien Il Secolo d’Italia, proche du parti Frères d’Italie, c’est « le rendez-vous de la honte ».

Les images publiées en exclusivité par Il Giornale lèvent définitivement le voile sur le récit « déformé » véhiculé par certains parquets ou certains commentateurs influents au sujet des activités des ONG en Méditerranée, notamment celles de Sea Watch, qualifiée de « Talibans de l’accueil ».

Il Secolo d’Italia rend compte de l’affaire :

« D’après les images capturées par l’avion Frontex Eagle 1, republiées par le journal milanais, et qui documentent une sorte de rencontre ayant eu lieu le 11 mai à 27,7 milles de la Libye, un œil indiscret aurait capturé l’image d’un trafiquant, le visage couvert d’une cagoule et d’une combinaison militaire, saluant d’un pouce levé les « humanitaires » du Sea Watch 5, après leur avoir remis les passagers clandestins partis de Sabratha. »

L’aide aux migrants : un trafic d’êtres humains

« Autrement dit : aucun danger. Mer calme et vent favorable pour une étroite collaboration bilatérale, scellée par ce signe « OK ». Autrement dit : le soupçon d’un accord tacite qui a incité le parquet de Brindisi à enquêter sur la capitaine du navire, la Néerlandaise Anne Van Damme, pour complicité d’immigration clandestine. »

Évidemment, la porte-parole de l’ONG allemande, Giulia Messmer, s’indigne et dénonce une « attaque du gouvernement italien ». Alors que « la réalité est que des navires continuent de décharger des migrants » sur les côtes italiennes « en toute impunité, comme les 50 derniers arrivés à Marina di Carrara le 12 juillet dernier. » Clandestins qui ont été immédiatement pris en charge par la Croix-Rouge, la municipalité, la police, et tout le dispositif pour l’accueil des migrants.

Matteo Salvini, chef de la Ligue a dénoncé ce trafic

Le ministre Matteo Salvini, chef de la Ligue a dénoncé ce trafic, en commentant sans détour les photos publiées :

« Plutôt que des opérations de sauvetage, ces images montrent un véritable transfert de responsabilité entre trafiquants d’êtres humains et ONG. Cela confirme ce que nous dénonçons depuis des années : il existe un système qui encourage l’immigration clandestine et alimente le trafic d’êtres humains. »

« Ceux qui commettent des erreurs et violent nos lois, a-t-il ajouté, doivent payer, sans exception. Défendre les frontières de l’Italie n’est pas un crime, c’est un devoir moral et politique. »

Les preuves vidéo sont actuellement examinées par les enquêteurs. Mais pour une majorité d’Italiens, affirme Il Secolo d’Italia « la situation est déjà clair : la mascarade des opérations de sauvetage – et de cette bien-pensance étroitement liée au piétisme de l’accueil forcé prôné par la gauche – est terminée ».

Francesca de Villasmundo

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