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Mercredi 17 juin 2026 - Le président des Etats-Unis Donald Trump signe le protocole d'accord avec l'Iran au château de Versailles
Mercredi 17 juin 2026 – Le président des Etats-Unis Donald Trump signe le protocole d’accord avec l’Iran au château de Versailles

Trump a perdu la guerre contre l’Iran et il l’avoue. L’accord reconnaît que les États-Unis ont perdu la guerre et devront indemniser l’Iran avec 300 milliards de dollars américains en réparations de guerre, retirer leurs bases militaires proches de l’Iran et lever les sanctions.

« Nous aurions épuisé les réserves en pétrole dans environ 4 semaines »

« Nous aurions épuisé les réserves en pétrole dans environ 4 semaines. » Donald Trump avoue la raison du protocole d’accord signé avec l’Iran ce mercredi 17 juin 2026 :

« Si je continue à les bombarder, les bateaux restent bloqués. Ça coûte 500-600M$ par jour. Et dans 4 semaines nous n’aurons plus de réserves [de pétrole]. On n’en aurait plus. Vous voulez voir le chaos ? »

Le réel, la stratégie gagnante du blocage d’Ormuz par l’Iran et la crise économique qui s’en suit, ont ramené certains des belligérants à la table des négociations. Seul Israël, et ses affidés des médias maisntream, est mécontent, car même les Émirats arabes unis, qui ont toujours adopté une position ferme vis-à-vis de l’Iran, ont soutenu l’accord de Trump.

Les États-Unis et l’Iran ont ainsi confirmé avoir signé à distance mercredi soir leur protocole d’accord. Le président des Etats-Unis l’a signé du château de Versailles, le président iranien Masoud Pezeshkian à Téhéran, en Iran.

Retour sur cet accord

Retour sur cet accord qui signe la victoire de l’Iran. La Maison Blanche a publié les 14 clauses du protocole pour mettre fin à la guerre contre l’Iran dans les 60 jours. Le document révèle des concessions américaines spectaculaires, y compris un plan de développement économique massif, la levée du blocus naval et l’autorisation d’exportation de pétrole, en échange de l’ouverture du détroit d’Ormuz et du démantèlement de matériel nucléaire.

Les États-Unis confirment, dans le mémorandum d’entente, la fermeture des bases américaines à proximité de l’Iran après la signature d’un accord final. Également, la signature du Mémorandum engage les États-Unis à verser 300 milliards de dollars à l’Iran au titre des réparations, à lever le blocus naval, à débloquer les avoirs iraniens, à contraindre Israël à se retirer du Liban et à se résigner au fait qu’ils ne pourront pas renverser le régime iranien, faute de capacités pour le faire. À cela s’ajoute la levée progressive des sanctions et des dérogations immédiates pour l’exportation du pétrole brut, des produits pétroliers, des assurances, du transport et des transactions bancaires.

De son côté, l’Iran s’engage à rouvrir le détroit et à sécuriser le passage des navires commerciaux entre le golfe Persique et la mer d’Oman. Le trafic doit reprendre immédiatement, puis être totalement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois la zone déminée. Sur le nucléaire, l’Iran réaffirme qu’il ne développera pas d’armes nucléaires. Mais le stock d’uranium enrichi ne disparaît pas. Le texte évoque une dilution sur place, sous supervision de l’AIEA, selon un mécanisme à définir. En attendant, Téhéran maintient le statu quo sur son programme nucléaire, pendant que Washington promet de ne pas imposer de nouvelles sanctions.

Une victoire diplomatique majeure de l’Iran

Avec ce Mémorandum, la victoire diplomatique majeure de l’Iran est scellée. Les États-Unis viennent de perdre la guerre. Et de capituler : « L’alternative à cet accord était une récession mondiale. Il y a des gens stupides qui veulent voir une récession mondiale. Ce sont juste des gens stupides. Le détroit d’Ormuz n’aurait jamais été ouvert » a conclu Trump.

Comme le souligne notamment le New York Times, qui ne porte pas Trump en haute estime, « Le président Trump a perdu cette guerre » : l’accord avec l’Iran est « bienvenu, mais il révèle de dures vérités ». Le comité éditorial du New York Times souligne que les États-Unis sortent du conflit « affaiblis militairement, diplomatiquement et économiquement, et en subiront les conséquences stratégiques pendant des années ». Les détails de l’accord montrent que Donald Trump semble avoir obtenu « très peu de résultats ». « Pour lui, c’est une humiliation, une sorte de « punition » pour ses crimes », écrit le comité. « Trump a accepté un accord de paix que le monde entier considère comme une défaite. C’est aussi un recul pour l’Amérique », insiste le comité.

Les faucons et les néo-conservateurs sionistes sont furieux

Pareillement, le Wall Street Journal qui a toujours défendu les actions du président américain contre Téhéran, critique l’accord conclu : « Il est indéniable que Trump revient sur ses principaux objectifs » car « la pression politique intérieure s’est accrue et la finalisation de l’accord entraînerait des risques militaires plus importants », a noté le quotidien américain, prédisant que le cessez-le-feu de 60 jours sera renouvelé, « probablement à plusieurs reprises ».

« Le plus grand risque est que Trump perçoive l’accord comme un partenariat de facto avec le régime iranien. À l’instar d’Obama, il pourrait fermer les yeux sur les violations afin de parvenir à un accord définitif ou de le préserver une fois signé. » Le WSJ appelle le Congrès américain à examiner tout accord final avec l’Iran et à le rejeter s’il soutient le régime.

Ainsi du New York Times au Washington Post en passant par le WSJ, tous les grands médias mainstream, va-t-en-guerre pour le compte d’Israël, lancent une vague déferlante contre Trump et l’accord. Aucun ne se réjouissant de l’apaisement, de la pacification future et du retour à la raison de l’empire. Pourtant, même si les critiques sont réalistes, cette défaite était inévitable dès le début de cette guerre, elle n’aurait pu aboutir qu’à cette issue, même si les États-Unis avaient persisté sur la voie tracée par Netanyahu et les bellicistes.

Certainement las d’un allié qui l’a entrainé dans cette guerre désastreuse, Donald Trump ne s’est plus gêné pour critiquer Benjamin Netanyahu : il a décrit le Premier ministre israélien comme « un homme très difficile ». On lui donnera raison bien que le mot est faible pour décrire le criminel Bibi.

Francesca de Villasmundo

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