
Au Royaume-Uni, Amnesty International (financé par Soros) avait publié un rapport qualifiant les évêques catholiques anglais et tous les mouvements catholiques, pro-vie et pro-famille de « menace ». La défense du droit à la vie dès la conception ou du mariage comme l’union entre un homme et une femme a suffi pour être classé par Amnesty comme une menace. Un rapport qui illustre l’évolution du discours international concernant la défense de la vie et de la famille.
Catholiques, pro-vie et pro-famille décrits comme une « menace »
Amnesty International Royaume-Uni a finalement été contrainte de retirer de son site web son rapport qui incluait la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles parmi 117 organisations décrites comme faisant partie d’un « mouvement anti-droits » au Royaume-Uni, après le tollé suscité par cette publication. Une « enquête interne » est annoncée.
Le document, intitulé « Une menace croissante : le mouvement anti-droits au Royaume-Uni » définit les « acteurs anti-droits » comme « des groupes formels et informels, des individus, des acteurs privés et étatiques dont l’objectif est de restreindre les droits humains en sapant leur protection juridique et pratique » et ciblant en particulier « les droits des femmes et des personnes LGBT+ ». Le texte appelle également la Charity Commission (l’organisme de réglementation des organismes de bienfaisance au Royaume-Uni) à revoir l’octroi du statut d’organisme de bienfaisance aux entités citées et exhorte les donateurs institutionnels à ne plus financer ces organisations dont les activités porteraient atteinte à la protection des droits humains.
Le rapport a été publié le 8 juillet et retiré deux jours plus tard. Parmi les 117 organisations citées figuraient, outre la Conférence épiscopale, des médias tels que The Catholic Herald et Christian News, diverses organisations caritatives chrétiennes, des entités de bioéthique confessionnelles, des groupes de professionnels de la santé chrétiens, ainsi qu’une multitude de groupes pro-vie, d’organisations critiquant l’idéologie du genre et la propagande LGBT, accusés de « fomenter la panique morale » et de menacer la « protection des droits de l’homme » au Royaume-Uni. Le groupe parlementaire multipartite « Chrétiens au Parlement », qui compte parmi ses membres 34 députés et 46 pairs, est également mentionné dans le rapport,.
Amnesty International affirme que la protection des droits de l’homme ne commence « qu’à la naissance » et qualifie de « violations des droits de l’homme » les lois limitant l’accès à l’avortement.
Rétropédalage d’Amnesty International
Face à la vague de critiques, Amnesty International a retiré le document de son site web et a expliqué que sa publication n’avait pas respecté « les procédures de révision interne établies pour garantir la cohérence, l’exactitude et la conformité avec les positions d’Amnesty International Royaume-Uni ». L’organisation a précisé que « le langage utilisé ne reflète pas la position d’Amnesty International Royaume-Uni, raison pour laquelle le document a été retiré immédiatement », tout en concluant en réaffirmant son engagement à « défendre les droits humains, notamment les droits des femmes et des personnes transgenres ».
Réactions au Parlement et au sein de la communauté catholique
Plusieurs députés britanniques ont déposé une motion parlementaire d’initiative parlementaire (une motion sans vote immédiat, utilisée pour affirmer une position publique) déclarant que la critique de l’idéologie du genre constitue « une conviction protégée par la loi sur l’égalité de 2010 » et « reflète l’opinion de la majorité de la population ».
Concluons en répétant – on ne le fera jamais assez – qu’un catholique ne peut pas accorder le moindre euro à cette organisation profondément subversive qu’est Amnesty International.
Pierre-Alain Depauw





