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Le Conseil d'Etat suspend la dissolution des Soulèvements de la terre.
Le Conseil d’Etat suspend la dissolution des Soulèvements de la terre.

Ce vendredi 11 août, le Conseil d’État a suspendu en référé la dissolution des Soulèvements de la terre par le gouvernement. La plus haute juridiction administrative française s’est opposée à la volonté du gouvernement.

La procédure d’urgence dite de « référé suspension » déposée par les Soulèvements de la terre a donc porté ses fruits.

Fin juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait motivé la dissolution de ce collectif par les affrontements violents à Sainte-Soline.

Mais le Conseil d’État estime que « la dissolution des Soulèvements de la Terre porte atteinte à la liberté d’association» et que « les éléments apportés » par Gérald Darmanin pour justifier la légalité du décret de dissolution des Soulèvements de la Terre « n’apparaissent pas suffisants au regard des conditions posées par l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure ».

Le Conseil d’Etat ajoute que « les actions promues par les Soulèvements de la Terre ayant conduit à des atteintes à des biens […] ont été en nombre limité », et que « la qualification de ces actions comme des agissements troublant gravement l’ordre public [… ] soulève un doute sérieux ».

Me Raphaël Kempf, l’un des avocats des Soulèvements de la Terre, a qualifié cette décision du Conseil d’Etat de « camouflet pour Emmanuel Macron ».

L’organisation visée par le décret de dissolution « peut reprendre ses activités de façon tout à fait normale », a souligné l’avocat.

Si la dissolution a été suspendue, le Conseil d’État doit cependant encore rendre une décision définitive sur le fond du dossier « ultérieurement », « vraisemblablement » à l’automne.

Comme le note le journaliste indépendant Mike Borowski, ce qui vaut pour Soulèvements de la terre devrait en toute logique valoir pour Civitas.

Mike Borowski : la suspension de dissolution de Soulèvements de la terre doit valoir pour Civitas

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1 Commentaire
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François JACQUEL
François JACQUEL
il y a 2 années

La conclusion de Mike Borowski me semble erronée : le Conseil d’État n’a pas eu les mêmes pudeur pour la dissolution de Génération identitaire. Celle-ci n’a jamais commis de violence, n’a jamais jeté de cocktail molotov sur les FDO ou incendié quoi ou qui que ce soit. Elle a seulement voulu défendre la Patrie face à la submersion migratoire.
Le traitement de Civitas sera identique. Pour une phrase d’un discours de Pierre Hilard, elle doit être dissoute car classée – horresco referens – à l’extrême-droite.
Comme ont été interdites les réunions et manifestations de la droite et de l’extrême-droite en mai dernier.
On nous explique que le dossier de dissolution des Soulèvements de la terre présente une insuffisance d’argumentation. Est-ce volontaire de la part de MOUSSE-À DARD-MALIN pour saboter le décret, tout en tenant un discours martial devant les Députés avec force coups de menton ?

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