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C’est une histoire en trois temps.
Premier acte : à Avignon, au parking des Italiens, surgit il y a une quinzaine de jours sur un bâtiment de gestion d’eau une gigantesque fresque signée Lekto, qui s’est déjà fait connaître dans le domaine de l’art urbain « street art »). La fresque, d’un réalisme saisissant, représente Jacques Attali en marionnettiste, manipulant une marionnette qui a les traits d’Emmanuel Macron.

Deuxième acte : plusieurs associations juives entrent en scène et hurlent à l’antisémitisme, réclamant l’effacement de la fresque en question. Interrogées par les médias, les autorités politiques d’Avignon affirment qu’au nom de « la liberté d’expression » elles ne feront pas procéder à l’effacement de la fresque (voir l’article de France Bleu, 23 juin 2022). « Chacun peut interpréter l’image comme il veut puisqu’il n’y a pas de mot sur ce mur » avait ainsi expliqué le Grand Avignon.

Troisième acte : le concert des pleureuses s’intensifie et le journal La Dépêche publie une photo montrant des ouvriers en plein recouvrement de la fresque, les autorités d’Avignon ayant renié leurs propos sur la liberté d’expression. Mais qui donc a bien pu exercer une telle influence pour contraindre les autorités d’Avignon à manger leur chapeau, oui qui, on se le demande ?
Petit tour d’horizon des gazouillis sur les réseaux sociaux :

Ci-dessus, le tweet de l’American Jewish Comitee

Ci-dessus, le commentaire de Frédéric Haziza

Ci-dessus, le tweet de l’Union des étudiants juifs de France

Certains soulignent tout de même les incohérences de notre temps
Rappelons à toutes fins utiles ce message de M. Darmanin en 2014. Aujourd’hui, qui y verrait de l’antisémitisme ?







Hypocrisie des uns, lâcheté sans nom des autres…C’est la république « française » d’aujourd’hui. Si, si, celle qui prétendait faire une « guerre économique » à la Russie…
Je laisse 48 heures à la ligue de Défense des toucans pour recouvrir cette fresque.
Aucun sens du caractère sacré des valeurs républicaines et licrasseuses !
L’ inquisition du CRIF réagit au quart de tour et brûle les moqueurs.
L’ affaire Cassandre – après beaucoup d’ autres – est pourtant lourde d’ enseignement républicain.
Fooormidable! Au vu des signatures des indignés en commentaires, on serait tenté de rééditer une célèbre réplique d’un vieux gag: « Ça y est, les gars; j’ai les adresses! »
Décidément, je suis encore plus ignorante que je ne le pensais!
Or donc, cette fresque – si parfaitement réalisée par ailleurs – diffuserait un message antisémite?? Vraiment? Mais où donc?
Il me semble que seuls ceux qui regardent le monde et les gens par le petit bout de la lorgnette de la religion y voient « une attaque », quelle qu’elle soit d’ailleurs.
Ceux qui, au contraire, prennent avant tout acte du talent extraordinaire de l’artiste, ou
Ceux qui ne voient que des êtres humains en chacun de nous, ne jugent pas d’une oeuvre en lui prêtant avant tout et surtout un caractère discriminatoire, offensant, ou que sais-je.
Ceux qui sont offusqués, ont-ils des yeux pour regarder ou n’ont-ils qu’une bouche pour hurler?
Honni soit qui mal y pense!!
Le bon sens. Moi non plus je ne vois pas d’antisémitisme. Juste un clin d’œil : rappelons tout de même qu’Attali a dit lui-même que Macron était sa création. Il faudrait retrouver la citation exacte mais je n’en n’ai pas les moyens techniques
Ce fut rapporté par la journaliste Anne Fulda, dans « Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait » (Plon, Paris, 2017).
Citons donc Jacques Attali :
« Emmanuel Macron ? C’est moi qui l’ai repéré. C’est même moi qui l’ai inventé. Totalement. À partir du moment où je l’ai mis rapporteur à la banque d’affaires Rothschild, où il y avait Tout-Paris et le monde entier et où je ne l’ai pas éteint, il s’est fait connaître. C’est la réalité objective. »
Les normes sont-elles uniformément appliquées en République française ? J’ai ma p’tite idée…